Description de l'itinéraire
Une agréable excursion circulaire dont le point fort est le petit mais fascinant défilé des « Estrets » (les Étroits) de Ráfales. Les Estrets sont formés de calcaires, roches très susceptibles d'être érodées par la pluie, donnant naissance au relief dit karstique. Dans cette zone, en peu d'espace, on peut observer plusieurs exemples de ce type de processus : le canyon façonné par l'érosion — capable de créer des parois abruptes —, les suintements d'eau qui alimentent le débit du torrent, et les innombrables trous et grottes qui percent la montagne de l'intérieur.
Selon la légende populaire, un célèbre bandit nommé El Floro, né dans le village voisin de La Cerollera en 1858, se serait caché quelque temps dans l'une de ces grottes. Il aurait connu une entrée et une sortie que personne n'a jamais pu retrouver.
Le chemin part de la partie occidentale du village de Ráfales, en périphérie, précisément en haut de la Calle Rafael Anglés : un panneau indicateur conduit au large sentier qui monte en effectuant un flanquement sous le tertre de l'ermitage de San Rafael. C'est un chemin large sur lequel les balises P.R. coïncident avec l'itinéraire équestre jusqu'au km 0,9, où la route équestre bifurque.
Au fond de la vallée, en montant, on atteint la zone des Estrets de Ráfales, où le chemin traverse un défilé avec des falaises rocheuses — un panneau le signale. C'est un site court mais plein de charme. La piste monte le long de l'axe de la vallée, à travers les Étroits. Bien que la dureté du sol puisse laisser supposer qu'il est difficile pour la végétation de survivre sur ces parois, une grande variété de plantes rupicoles s'y est établie. Ce sont des plantes spécialisées dans la vie sur les rochers, capables de s'alimenter quand les conditions sont favorables et de gérer leurs ressources jusqu'à ce qu'elles reviennent. L'abondance des cavités dans les parois les rend attrayantes pour de nombreux oiseaux, en particulier les rapaces, ainsi que pour d'autres animaux. Il n'est pas rare d'être surpris par le vol d'un aigle royal ou par le regard curieux d'un bouquetin.
Après les « Estrets », on entre dans une belle forêt de peupliers, puis on alterne des tronçons de piste et des sentiers étroits dans des zones de pin et de chêne vert. Tout au long du chemin, la présence humaine se manifeste sous forme de cultures et de divers aménagements (bassins, potagers, canaux d'irrigation…) et d'habitats tels que le Mas de Rallo.
L'itinéraire peut être parcouru en boucle : on descendra par la piste qui contourne les collines formant les Estrets pour revenir au point de départ.

